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Commune Libre de la ville haute de Provins

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La confrérie de Saint-Paul

Née comme de nombreuses confréries de métiers à des fins d'entraide, dès le XV° siècle, la confrérie des vignerons du Châtel perpétue encore ses traditions, aujourd'hui.

La confrérie de Saint-Paul fut interdite avec toutes les confréries de métiers sur ordre du roi en 1777, et le décret du 18 août 1792 supprima les associations de charité.

A Provins trois confréries résistèrent et se maintinrent après la Révolution:

La confrérie de Saint-Joseph, pour les charpentiers,

La confrérie de Saint-Fiacre, pour les maraîchers,

La confrérie de Saint-Paul, pour les vignerons qui honoraient leur patron chaque année fin janvier dans la Collégiale Saint-Quiriace.

Un livre manuscrit commencé en 1785 et complété chaque année par le "confrère en charge" nous renseigne précisément sur la vie et les traditions de la confrérie.

Il nous renseigne aussi sur les conditions météorologiques et de culture des différents produits locaux: fourrage, céréales, pommes de terre, betteraves, vigne, sur la vie locale, les épidémies, mais aussi sur des faits nationaux (en 1889, immense succès de l'exposition universelle et de la Tour Eiffel). Il porte les comptes de l'association.

En 1785, la confrérie était composée de 37 confrères.

"En 1789, le 25 février, la communauté des vignerons de la ville de Provins, convoquée au son de la grosse cloche de la paroisse a tenu une séance extraordinaire afin de procéder à des propositions pour la nomination des députés du Tiers-état, afin de rédiger les cahiers de doléances, remontrances, plaintes pour les paroisses de Saint-Quiriace et de Saint-Ayoul".

En 1872, la confrérie était composée de 52 confrères.

En 1917, on déplore l'action du "modernisme" et du progrès qui met en péril les traditions et l'esprit de confraternité.

Jusqu'à la première guerre mondiale, chacun possédait quelques arpents de vigne qui donnaient un vin médiocre, pour la consommation familiale. A cette époque, une maladie: le phylloxera anéantit cette culture. La confrérie des vignerons du Châtel de Provins sera alors dissoute en 1929, faute de membres.

A cette date, le bâton de confrérie portant la statue du saint patron fut déposé en l'église Saint-Quiriace, (il est aujourd’hui au Musée du Provinois), et le livre manuscrit commencé en 1785 fut confié à la bibliothèque municipale.

 

 

La fête de Saint-Paul


La confrérie de vignerons de la Ville-Haute honorait son patron chaque année, fin janvier (fête de la conversion de Saint-Paul, 25 janvier) en la collégiale Saint-Quiriace, fête à la fois profane et religieuse. Les vignerons de la Ville-Basse honoraient plus traditionnellement Saint-Vincent.

Le manuscrit de la confrérie nous livre maints détails sur le déroulement de ses processions religieuses toujours en présence de la statuette de bois du saint patron, sculptée, peinte et richement décorée:
Quatre confrères "bâtonniers" portant des capes et des souliers (les autres confrères portaient des sabots) conduisaient la procession vers l'église Saint-Quiriace, pour y assister à la messe de la confrérie. Ils déposaient le saint près de l'autel avec une centaine de brioches. Au cours de la cérémonie, celui qui devait sortir de charge ôtait sa cape et couvrait les épaules de son remplaçant. Il se retirait ensuite, se mêlant au groupe des vignerons. Le confrère en charge devait tenir le livre et les comptes de l'association durant un an. Pendant cette période, il avait aussi la garde de la statuette du saint, à son domicile. Le nouveau confrère en charge se devait de fêter sa nomination.

Quelques journaux locaux nous renseignent sur le déroulement de la fête profane qui célébrait un autre patron: Bacchus!

 

La fête des vignerons donnait lieu à un cortège burlesque parcourant les rues du village dans une débauche de rires et de chansons. Un roi des vignerons, couronné de pampres aux lourdes grappes, armé d'un sceptre et monté sur un âne s'avançait cérémonieusement au milieu de ses sujets, sous les vivats enthousiastes. Les réjouissances se poursuivaient dans un local mis à disposition par un confrère, on dressait des tables garnies par l'apport volontaire de chacun des assistants et tout était partagé, de sorte que chacun des habitants du Châtel pouvait se sentir de la fête... Les agapes pouvaient durer jusqu'à une semaine.

 

Un confrère est resté légendaire, après avoir vendu son âne pour acquérir le vin qui manquait.

En 1902, on peut lire dans "Le Briard": "En voilà encore pour une année, les violons sont remisés, la fête est finie!…Selon l'habitude, les vignerons ont fêté pendant trois jours et trois nuits, pendant lesquels on a plus mangé, plus chanté et plus dansé que dormi…En ce qui concerne les bals masqués des deuxième et troisième jours de la Saint-Paul, on peut dire que c'est bien la vraie fête populaire qui remplace le Carnaval de Provins…"

 

 

 


La fête de Saint-Paul aujourd'hui


 

La Commune Libre de la Ville-Haute a souhaité relancer la tradition de la fête des vignerons depuis une trentaine d'années, fin janvier, le dimanche le plus proche de la fête de la conversion de Saint-Paul.

 

La procession

Elle s'est inspirée des divers comptes rendus de fêtes passées:

Les membres masculins de l'association, vêtus d'une blouse briarde de vigneron et coiffés d'un bonnet se chargent de paniers pleins de brioches qui seront bénies durant la messe et vendues ensuite. Ils suivent la cohorte des bâtonniers en charge qui portent les cierges de la procession, entourant le bâton de confrérie surmonté de la statuette de Saint-Paul. Cette statuette moderne est l'œuvre du sculpteur François Galoyer, peinte par Claude Boisset.

Arrivés sur la place Saint-Quiriace, a lieu l'échange du bâton de confrérie entre l'ancien et le nouveau confrère en charge. Le confrère de l'année gardera la statuette à son domicile jusqu'à la Saint-Paul suivante.

La cérémonie religieuse en l'église Saint-Quiriace est accompagnée par l'Harmonie municipale de Provins. La messe est close par "l'hymne à Saint-Paul", chanson traditionnelle provinoise.

Après la messe, chacun est invité à déguster un vin chaud dans le réfectoire du Lycée Thibault de Champagne, ancien Palais des Comtes de Champagne (cette dégustation a longtemps eut lieu dans la salle basse de la Tour César). Un repas dansant, préparé par des membres de l'association, accueille ceux qui le souhaitent au Caveau du Saint-Esprit.

Un soir dans la semaine, le nouveau confrère en charge fêtera dignement sa nomination: un apéritif sera offert aux membres de la Commune Libre de la Ville-Haute.

 

La mascarade

Tous les deux ans cette fête est étoffée le samedi précédent, par une mascarade. C'est un défilé costumé mené à travers les rues de la Ville-Haute et de la Ville-Basse, par Bacchus. La trogne cramoisie, juché sur un tonneau tiré par de joyeux drilles, le roi des vignerons est accompagné de musique et de rires. Par petits groupes, on offre aux passants et aux commerçants du vin et des merveilles (de petits beignets de carnaval) avec de grands sourires et quelques plaisanteries, pour amasser quelques oboles qui le soir permettront aux participants un amical repas.



D'après:
La voix du dôme / Commune libre de la Ville-Haute .- Provins

Connaissance de Provins / Paul Guivande .- Paris : Le Hameau , 1974.

 

Confrères en charge:

Monsieur Claude Thiriot Confrère en charge 1998

Monsieur Gaston Renard Confrère en charge 1999

Monsieur Georges Delegrange Confrère en charge 2000

Monsieur René Delpech Confrère en charge 2001

Monsieur Jean Prigent Confrère en charge 2002

Monsieur Daniel Leloup Confrère en charge 2003

Monsieur Bernard Varache Confrère en charge 2008

Monsieur Robert Mottaz Confrère en charge 2009