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Commune Libre de la ville haute de Provins

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D’après " Au village de France " P.L.Menon et R.Lecotté. 

La moisson 

Le soleil est ardent, sur la place du village les cultivateurs viennent embaucher des ouvriers saisonniers en renfort des hommes du pays. On discute le prix à l’arpent, plus la nourriture, en fonction de la difficulté du travail à effectuer.
La moisson étant le travail le plus urgent et le mieux rétribué de l’année, beaucoup de gens de métiers : vanniers, sabotiers etc.… abandonnent temporairement leur ouvrage pour aller faucher, ramasser…

D’abord à la faucille, la moisson s’est faite ensuite à la faux équipée d’un harnais à 3 ou 4 doigts en bois destinés à coucher correctement la paille pour faciliter le travail des ramasseurs.

Ces " javelles " sont liées en gerbes avec des liens de paille tordue. On arrive aux champs dès l’aube, muni d’un casse-croûte pour travailler le plus possible tant que la chaleur n’est pas trop accablante.

Vers onze heures, on apporte de la ferme le déjeuner arrosé souvent de cidre et des gourdes d’eau fraîche qui seront mises à l’abri du soleil sous une gerbe, pour l’après-midi. On s’accordera une courte sieste avant la reprise de la besogne qui durera jusqu’à la tombée de la nuit.

Au retour à la ferme, le dîner attend sur la grande table. On se couchera dans les greniers, sur des lits de fortune ou dans le foin ou la paille.

Quand le labeur touche à sa fin, que la voiture emportant les dernières gerbes est prête à rentrer à la ferme, le charretier s’arrête dans un sous-bois et choisit un baliveau qu’il coupe et rapporte aux moissonneurs : c’est le mai de la moisson.
Ceux-ci tressent alors une large couronne de céréales entremêlées de bleuets et de coquelicots.

L’ensemble est suspendu immédiatement au baliveau dont le tronc est enjolivé de guirlandes de paille et de fleurs.

Ainsi orné, le mai est dressé sur la charrette et c’est le dernier à lier ou à faucher qui sera contraint de monter pour le tenir afin qu’il ne soit pas renversé par les cahots.

La charrette ainsi ornée et escortée de tous les moissonneurs et moissonneuses prend alors le chemin de la ferme. A l’arrivée, on offre à la maîtresse de maison cette couronne décorée appelée " chien de moisson " qui sera fixée au porche d’entrée de la ferme.

Un repas solennel de clôture des moissons appelé aussi " chien de moisson ", obligation du maître, réunit alors les patrons, la famille, les ouvriers et saisonniers. Il couronne la satisfaction d’avoir mené à bien le travail.

Le coq de la ferme est souvent la pièce d’honneur du banquet où il trône au milieu de la table entre les autres plats et bouteilles, le fromage de Brie et la tarte à la boulie.

Le chien de moisson 

Le baliveau portant une couronne de céréales accompagné de coquelicots et de bleuets qui orne la dernière charrette rapportant les gerbes de la moisson ainsi que le banquet de clôture de cette moisson sont appelés tous deux, en Brie, " Chien de Moisson ".
Cette appellation particulière en Brie rappelle vraisemblablement le passage dans le voûte céleste du 22 Juillet au 23 Août environ, de la constellation du " Grand Chien " qui a aussi donné son nom à la canicule.